Au sujet de Major Baumann

L’encerclement de Falaise

L’organisation française « le miroir des âmes » recherche des soldats allemands et autres témoins de l’ époque de la deuxième guerre mondiale, qui auraient connu le Major et médecin Dr. Wilhelm Baumann et qui pourraient donner des renseignements sur lui.

 Michel Lefèvre de Argentan/Normandie, et Président honoraire de l’organisation « Le miroir des âmes », a découvert lors de ses recherches sur les batailles entre les Alliés et les Allemands en 44 dans la Normandie, le rôle du Major.Major BAUMANN

C’est lui qui, avec le curé du village de Tournai sur Dive, avait eu le courage d’intervenir auprès du commandement allié pour éviter de nouveaux combats, sauvant ainsi la vie de milliers de soldats et de civils.

L’armée allemande était à cette date encerclée par les Alliés dans la poche de Falaise (l’encerclement de Chambois).

Dr. Baumann était affecté à la compagnie motorisée 184, 84. Il fût fait prisonnier en août par les Anglais, détenu d’abord à St.Lambert/Normandie et plus tard transféré dans les camps de Fleury sur Orne, puis à Cherbourg. Il a été libéré en 1947.

Il est mort en novembre 1997 à l’âge de 82 ans à Ebern/Allemagne.

Monsieur Lefèvre voudrait dans un livre honorer le rôle du Major en tant que contributeur de la Paix. Son organisation entretient la mémoire de ces batailles dans un but de réconciliation et de paix. Les soldats allemands morts sont explicitement intégrés dans ce recueil.

Contact par S. Hefter Edern

 

Kessel von Falaise

Die franzôsische Friedensorganisation Le miroir des âmes (Spiegel der Seelen) sucht nach ehemaligen deutschen Soldaten oder anderen Zeitzeugen, die wàhrend des 2. WK den aus Hammelburg stammen-den Major und Stabsarzt Dr. Wilhelm Baumann kenengelernt haben und ùber ihn berichten kônnen. Michel Lefèvre aus Argentan/Normandie, Ehrenpràsident j der Organisation, ist bei Recherchen ùber die Kàmpfe :ïj zwischen den Alliierten und der Wehrmacht in der Normandie im Aug 44 auf den Major gestoBen, der unterj groBem persônlichen Mut zusammen mit dem Pfarrerj des Dorfes Tournai-sur-Dive l beimKdr der Alliierten vorsprach, um die schweren Kàmpfe zu beenden. Damit rettete er vermutlich Tausenden von Soldaten und Zivilisten das Leben. Die j deutsche Armée war damais im Kessel von Falaise (auch Kessel von Chambois) von alliierten Truppen eingeschlossen. Dr. Baumann gehôrte zur mot SanKp 184, 84. InfDiv. Er ging am 21.

Aug 44 in britische Kriegsgefangenschaft, zunàchst bei St. Lambert/Normandie, spàter war er in den Lagern in Fleury-sur-Orne und in Cherbourg. 1947 wurde er entlassen. Dr. Baumann verstarb im Nov 97 im frànkischen Ebern im Alter von 82 Jahren. M. Lefèvre môchte die Rolle des Majors aïs Friedensstifter in einem Buch wùrdigen. Seine Organisation hait die Erinnerung an die Kàmpfe in versôhnlicher Absicht wach. Die gefallenen deutschen Soldaten sind in das Gedenken ausdrùcklich mit einbezogen. Kontakt ùber S. Hefter, EderstraBe 5 in 36179 Bebra.

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Lettre manuscrite écrite en français par le major Baumann le 5/12/47 à l’ abbé Launay

Texte intégral

Monsieur le curé,

Je suis vraiment très heureux que vous ayez eu la bonté de me faire parvenir des nouvelles et de m’écrire une lettre tellement gentille !
Depuis que je vous ai envoyé ma lettre, j’ai quitté le camp de Fleury et je fus muté pour quelques jours à Cherbourg où je fus rapatrié le 1-11-47 – et c’est peut-être en grande partie à vous, monsieur le curé, que je le devais !
Il y a eu quatre ans que je n’ai pu voir ma famille, dont 3 ans j’étais en captivité. Revenu chez moi, j’ai trouvé ma patrie détruite, mais la joie et le désir rempli m’ont fait moins voir la situation désespérée et tout le malheur.
Il faudra travailler longtemps pour arriver à reconstruire tout ce que la guerre a détruit. Le devoir qui nous est impliqué par l’occupation par des nations si différentes ne sera pas facile à remplir. Mais espérons que l’assemblage de beaucoup de peuples servira, qu’ils s’entendent entre eux et que les évènements si malheureux comme c’est la guerre qui fit nous trouver ne se répètent plus jamais ! Naturellement ce sont des situations périlleuses qui font trouver les hommes, les uns et les autres, comme nous nous sommes trouvés, dans le temps !
Pourquoi est-ce qu’on ne nous donne pas en temps de paix les moyens de se faire connaître que si difficilement ! Y intervenir la facilité, cela ne serait-il pas plus avantageux pour l’humanité ? J’espère bien que la guerre nous fait toujours nous en souvenir !
Agréer l’expression de ma considération respectueuse, monsieur le curé, et mes salutations sincères !

Baumann à Hammelberg près Frankfurt.

Chacun admirera le français du major. Nous recherchons toujours cette
famille avec l’espoir quelle nous trouve des documents et les lettres de l’
abbé. Toujours pour servir la paix.

Aidez-nous. Merci.

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Travaux en cours

Travaux toujours en cours :

  • Aidez-nous à les terminer si vous avez les informations.
    Recherche des prisonniers de la 2ème DB française qui aidèrent l’abbé
    Launay et le Canadien qui lui fit confiance (nous le recherchons aussi) pour
    rassembler et désarmer les hommes sous l’uniforme allemand qui se rendaient.
    Aidez-nous.
  • Recherche des traces du major Baumann qui alla avec l’abbé Launay
    au-devant des Américains à Fel. Le 21 août 1944 pour obtenir la fin des
    bombardements. Nous avons retrouvé la famille Baumann en Allemagne. Voir le
    rapport plus loin. Aidez-nous.

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Témoignages : Famille Baumann

FAMILLE BAUMANN

Faire la paix en temps de guerre demande la participation d’au moins deux personnes ou deux partis. Dans le cas particulier de la reddition de Tournai-sur-Dive le 21 août 1944 concentrait les fuyards.

Un point de passage obligé pour toutes les troupes. Les plus durs n’avaient pas attendu l’écrasement pour s’échapper. Ils roulaient vers la Seine via La Sap, Vimoutiers ou Gacé. Depuis le 15 août. Une date catastrophique pour Hitler. Il le déclarera.

Major Baumann, sa femme et sa fille

Major Baumann, sa femme et sa fille

A cause du débarquement allié en Provence ce même jour. A cause du repli après la contre-attaque perdue sur Mortain. Tous allaient vers la rive droite de la Seine : Rouen, Elbeuf, Poses. 100000 durs, SS puis Whermacht, étaient sortis de la futur poche chamboisienne. Autant restaient à l’arrière. Parmi eux des Européens.

Une quarantaine de Nations glanées sur les routes depuis la Russie et souvent rattachées aux intendances. Sans armes pour beaucoup, par méfiance. L’Etat-Major SS de Hausser avait fui en totalité en les abandonnant en pleine nuit du 19 au 20 août. Il suivait une route Bailleul (La Londe) – Le Sap, en passant par Tournay-sur-Dives, le mont Ormel. Se sentant abandonnés, moral au plus bas, peur au ventre sous les obus tirés des sommets alentour, les survivants se rendirent quand ils le purent. Le plan d’évasion établi à La Londe réussit sous le nez des Alliés.

Nous avons retrouvé la maison des décisions que les protagonistes quittèrent à 22H le 19 août. Des Tournayens courageux, monsieur Davenne et l’abbé Doffagnes, tentèrent sans succès de joindre les Alliés au prix de risques énormes, au milieu des explosifs venus de tous les cotés.

Ne les voyant pas revenir, l’abbé Launay prit le relais et réussit. Son interlocuteur, le Major Baumann, joua un rôle essentiel dans cette réussite. Il fournit le blindé déjà perforé porteur de drapeaux à croix rouge à gauche du chauffeur, blanc à droite. Ce dernier souvent agité courageusement par un soldat allemand, buste en dehors du blindage malgré les obus qui l’entouraient. L’abbé Launay l’admirera jusqu’à sa mort. A Fel, leur rencontre avec les Américains eut lieu comme l’indique la photo retrouvée par nos soins avec une légende inexacte.

Le traducteur de la 2ème DB française (que nous recherchons toujours) était monté dans le blindé en quittant Tournai, avec l’accord du Major. Ce soldat allemand a mérité sa part de paix. Les Alliés canonnaient Tournai sans arrêt depuis le 19 août et s’apprêtaient à l’écraser sous les bombes en fin de journée. Un village de 300 habitants qui en comportait 700 avec les réfugiés venus de Caen, Falaise, Argentan…

Nous avons recherché le docteur Baumann pour connaître ses souvenirs. Ce n’ est qu’en 2010 que nous avons retrouvé sa famille, lui étant mort. Grâce à une amie journaliste allemande, Suzanne Hefter, un contact fut établi avec madame Baumann et sa fille âgées respectivement de 93 ans et 63 ans.

Madame Baumann, grabataire, promit de retrouver les documents en sa possession. Son silence prolongé incita Suzanne à renouer le contact. Celui-ci devenant impossible, elle finit par apprendre du voisinage que la fille était tombée début juillet dans l’escalier de la maison où elle soignait sa mère. Elle se tua. La mère ne pouvant l’aider en raison de son impotence majeure attendit la mort par inanition.

Nous tentons des contacts avec les neveux héritiers pour qu’ils nous retrouvent les documents. En vain jusqu’à ce jour. Qui peut nous aider ?

Le Major Baumann a du suivre les prisonniers vers l’Angleterre en 1944 le soir du 21 août 1944. Compte tenu de l’âge de sa fille, 63 ans en 2010, tout laisse supposer qu’il rentra en Allemagne en 1947, comme la plupart des prisonniers.

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