LES DOCUMENTS MIROIR DES ÂMES

Le Comité tient des ouvrages à la disposition des personnes intéressées :

  • Adhésion au Comité du Miroir des Âmes :  15 €
  • « Des héros silencieux » sortie mars 2014 – NOUVEAU – 20 € + 5€
  • «Le Miroir des Âmes», éditions Bertout, vente par notre secrétariat, : 20 € franco.
  • «Dans la Tourmente de la Guerre», abbé Launay 1945, vente par notre secrétariat : 12 € franco.
  • «La Cuesta de l’Espoir», une école pour la Paix, vente par notre secrétariat : 20 € franco.
  • «A la découverte de la poche de Chambois», DVD de 55 minutes vendu par notre secrétariat : 15 € franco.
  • «Etrange destinée de la Dive», vente par notre secrétariat, 20 € franco
  • «Les Faces cachées de l’Humanitaire», vente par notre secrétariat :

 

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Témoignages : Monsieur CAR

UN GRAND TEMOIN : M. CAR

Nous recherchons encore des prisonniers de la 2ème DB française qui aidèrent l’abbé Launay et le Canadien courageux à désarmer les soldats présents sous l’uniforme allemand.

Ils se rendaient en déposant leurs armes pour ceux qui en possédaient. Nous avons enregistré des aides précieuses lors de nos travaux initiaux. Celles de notre regretté vice-président Jean-Pierre Godet et de notre administratrice Irène Roullée, des passionnés de la 2ème DB.

De nombreuses visites infructueuses eurent lieu à Paris, notamment au musée Leclerc de Montparnasse. La rencontre de M. Jean CAR, décédé depuis, apporta un témoignage quasi miraculeux lorsqu’il nous déclara avoir atteint les hauteurs du mont Ormel le 19 août 1944 vers 17H avec son char de tête suivi de quelques autres.

Après une première rencontre filmée chez Jean à Rennes, nous eûmes le plaisir de le recevoir sur les lieux de son exploit entre Omméel et le cote 259, juste à coté de la cote 262 sud que l’on croyait jamais atteinte avant le 21 août 1944.

Sans hésiter, avec une précision extraordinaire et une mémoire qui ne peut pas mentir, Jean CAR nous désigna sur cette cote 259, un pré rectangulaire, où il rencontra une quinzaine de chars polonais, autre surprise, avec lesquels il fit le coup de feu vers la vallée. Jusqu’à épuisement des munitions.

A l’époque, les arbres ne peuplaient pas les pentes abruptes comme aujourd’hui. Elles étaient pelées. La vallée entièrement découverte découvrait le champ de bataille. Nos voyages aux archives de l’armée apportèrent de précieux renseignements. Notre adhérent Francis Rouchaud se passionna, rassembla une importante documentation incluant des informations anglaises, canadiennes, de témoins locaux ayant vécu la libération, rarement questionnés avant. Nous inclurons ici ce travail après sa présentation historique faite à Chambois le 19 août 2011. Nous vous y invitons.

Merci monsieur CAR.

Sans notre rencontre, ce rôle des troupes françaises avant leur départ vers Paris qu’elles libérèrent le 25 août, demeurerait inconnu.

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7 aout 2011

Prochaine présence à un Salon

Camembert, village célèbre, le 07 août 2011 toute la journée.

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Témoignages : Famille Baumann

FAMILLE BAUMANN

Faire la paix en temps de guerre demande la participation d’au moins deux personnes ou deux partis. Dans le cas particulier de la reddition de Tournai-sur-Dive le 21 août 1944 concentrait les fuyards.

Un point de passage obligé pour toutes les troupes. Les plus durs n’avaient pas attendu l’écrasement pour s’échapper. Ils roulaient vers la Seine via La Sap, Vimoutiers ou Gacé. Depuis le 15 août. Une date catastrophique pour Hitler. Il le déclarera.

Major Baumann, sa femme et sa fille

Major Baumann, sa femme et sa fille

A cause du débarquement allié en Provence ce même jour. A cause du repli après la contre-attaque perdue sur Mortain. Tous allaient vers la rive droite de la Seine : Rouen, Elbeuf, Poses. 100000 durs, SS puis Whermacht, étaient sortis de la futur poche chamboisienne. Autant restaient à l’arrière. Parmi eux des Européens.

Une quarantaine de Nations glanées sur les routes depuis la Russie et souvent rattachées aux intendances. Sans armes pour beaucoup, par méfiance. L’Etat-Major SS de Hausser avait fui en totalité en les abandonnant en pleine nuit du 19 au 20 août. Il suivait une route Bailleul (La Londe) – Le Sap, en passant par Tournay-sur-Dives, le mont Ormel. Se sentant abandonnés, moral au plus bas, peur au ventre sous les obus tirés des sommets alentour, les survivants se rendirent quand ils le purent. Le plan d’évasion établi à La Londe réussit sous le nez des Alliés.

Nous avons retrouvé la maison des décisions que les protagonistes quittèrent à 22H le 19 août. Des Tournayens courageux, monsieur Davenne et l’abbé Doffagnes, tentèrent sans succès de joindre les Alliés au prix de risques énormes, au milieu des explosifs venus de tous les cotés.

Ne les voyant pas revenir, l’abbé Launay prit le relais et réussit. Son interlocuteur, le Major Baumann, joua un rôle essentiel dans cette réussite. Il fournit le blindé déjà perforé porteur de drapeaux à croix rouge à gauche du chauffeur, blanc à droite. Ce dernier souvent agité courageusement par un soldat allemand, buste en dehors du blindage malgré les obus qui l’entouraient. L’abbé Launay l’admirera jusqu’à sa mort. A Fel, leur rencontre avec les Américains eut lieu comme l’indique la photo retrouvée par nos soins avec une légende inexacte.

Le traducteur de la 2ème DB française (que nous recherchons toujours) était monté dans le blindé en quittant Tournai, avec l’accord du Major. Ce soldat allemand a mérité sa part de paix. Les Alliés canonnaient Tournai sans arrêt depuis le 19 août et s’apprêtaient à l’écraser sous les bombes en fin de journée. Un village de 300 habitants qui en comportait 700 avec les réfugiés venus de Caen, Falaise, Argentan…

Nous avons recherché le docteur Baumann pour connaître ses souvenirs. Ce n’ est qu’en 2010 que nous avons retrouvé sa famille, lui étant mort. Grâce à une amie journaliste allemande, Suzanne Hefter, un contact fut établi avec madame Baumann et sa fille âgées respectivement de 93 ans et 63 ans.

Madame Baumann, grabataire, promit de retrouver les documents en sa possession. Son silence prolongé incita Suzanne à renouer le contact. Celui-ci devenant impossible, elle finit par apprendre du voisinage que la fille était tombée début juillet dans l’escalier de la maison où elle soignait sa mère. Elle se tua. La mère ne pouvant l’aider en raison de son impotence majeure attendit la mort par inanition.

Nous tentons des contacts avec les neveux héritiers pour qu’ils nous retrouvent les documents. En vain jusqu’à ce jour. Qui peut nous aider ?

Le Major Baumann a du suivre les prisonniers vers l’Angleterre en 1944 le soir du 21 août 1944. Compte tenu de l’âge de sa fille, 63 ans en 2010, tout laisse supposer qu’il rentra en Allemagne en 1947, comme la plupart des prisonniers.

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de mars à juin

De mars à juin 2011 : finalisation du concours de poésies destinées aux
«faiseurs de paix» célèbres. Elles seront présentées à la salle des fêtes de
Trun hors vacances scolaires. Deux ans plus tôt, ce concours avait rassemblé
plus de 150 enfants avec leurs enseignants.

 

 

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Réalisations à ce jour

Dès sa création le Comité du Miroir des Ames a réalisé, en présence de l’ambassade d’Allemagne et pour la première fois sur ce site de la plus importante bataille ouest-européenne en 1944 (10000 morts), sur les hauteurs de Tournai-sur-Dive, un bas-relief à la mémoire de toutes les victimes ; un monument sculpté par un témoin de l’époque.

Puis une plaque explicative a été inaugurée, en trois langues (Allemand, Anglais, Français), toujours en présence de l’ambassade d’Allemagne et de nombreux étrangers. Cette plaque résume l’aspect poignant des souffrances civiles et militaires endurées du 19 au 21 août 1944 dans cet espace de 6 km de coté, espace entièrement découvert de part et d’autre du corridor de la mort, jusqu’au mont Ormel.

Enfin un buste en bronze de l’abbé Launay a été fixé place de la mairie sur une pierre représentant un menhir, en souvenir de la reddition du 21 août 1944. Buste inauguré en présence des autorités civiles religieuses et militaires et d’une assistance nombreuse. Ces créations intéressent et retiennent désormais les visiteurs de passage et le Tour-Opérateur qui avaient l’habitude de transiter rapidement en ignorant souvent que le dénouement se réalisa ici entre l’abbé Launay et le major Baumann. En ignorant également que la presque totalité des armées en retraite passa sur ce secteur, dont l’état-major allemand.

Parmi les actions du Comité, ajoutons :

  • – Une marche annuelle pour la paix et les réconciliations le dimanche proche du 21 août.

La quatrième marche aura lieu entre Tournai-sur-Dive et le mont Ormel le 21 août 2011. Départ à 10H de notre monument. Elle suit le Couloir de la Mort.

  • – Tous les deux ans, un concours de poésies dédiées à la paix est organisé dans les écoles locales, avec prix décernés après un classement réalisé par la SEN (société des écrivains normands).
  • – Des conférences sur la paix, sur l’importance de la lutte mondiale contre l’illettrisme pour servir la paix,
  • – des concerts

Ambition : enseigner la paix sur cet espace, par tous les moyens, en espérant la création d’une école spécialisée inédite de praticiens de la paix. Voir les détails plus loin.

Recherche historique en cours : rôle de la 2ème DB française. Des découvertes historiques initiées par le Comité du Miroir des Ames, présentées en principe le 19 août 2011 à Chambois. De l’inédit.

 

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UNE ECOLE POUR ENSEIGNER LA PAIX

UNE ECOLE POUR ENSEIGNER LA PAIX

La dimension paraît démesurée. Construire une école pour enseigner la paix ! Mission impossible ?

Nous répondons : «yes, we can».

Ce serait donc prétention démesurée de vouloir se comparer à des œuvres apparemment impossibles au moment de leur conception.

La Croix Rouge, la vaccination contre la rage, les jeux olympiques, les restos du cœur…, d’ autres entreprises étaient classées impossibles dès leur conception. Pourtant ces entreprises réussirent après des années d’efforts, voire des décennies. Malgré des oppositions parfois sévères pour des raisons pas toujours avouables de détracteurs peu inspirés par la paix et l’humanisme. Une idée ne naît jamais d’un machine mais de la pensée humaine. Elle doit croître progressivement dans le temps sans que le «créateur» en exige le bénéfice de son vivant. Ambition vaine stoppée par une échéance inéluctable : LA MORT. Laissons aux pharaons le soin d’avoir cru à leur éternité.

Les spécialistes en philosophie parlent tous les jours de Paix. Un vocabulaire souvent séduisant les rendent célèbres. Que font-ils concrètement ?

Les guerres continuent parce que les racines qui les font naître ne sont ni extraites ni coupées. Rien n’arrêtera la violence aussi longtemps que les brimés n’auront pas atteints la dignité qui leur semble inaccessible par rapport aux humains, leurs frères nantis. Tant que ces nantis éviteront le partage élémentaire Avant qu’éclatent les révoltes sanglantes pour l’obtenir. Par la guerre. Le premier pas vers cette dignité : l’enseignement.

Enseigner la paix, c’est d’abord enseigner aux autres en partageant son savoir avec eux. Pas en enrichissant de savoir les diplômés qui débordent de savoir au point de ne plus sentir leur incapacité à le transmettre. Enseigner la paix c’est avant tout enseigner un minimum qui permettra aux brimés de gagner leur autonomie, leur indépendance, là où ils sont nés, en pouvant échanger dignement avec les nantis. Un analphabète se défend par la violence. Un analphabète ne peut assurer son autonomie qu’en ayant recours aux autres. La ten,tation de l’esclavage est grande chez le nanti. Dans leur intérêt les peuples aisés doivent enseigner les attardés avant de les soigner ou de leur accorder l’aumône. Une façon de procéder utilement consiste à leur envoyer des «polytechniciens» du savoir-faire. Une telle école n’existe pas. Nous nous engageons à notre modeste niveau à combler cette carence d’hommes et de femmes capables de vulgariser le «restez chez vous parce que vos espaces le permettent». Une telle école n’existe pas. Pourquoi ne pas la prévoir sur un lieu historique ?

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