ACTIVITES

Echange scolaire TRUN – EBERN

29 enfants du collège de Trun reçus en échange à Ebern où le
docteur Baumann exerça toute sa vie après la guerre… en ne parlant jamais
de son action commune avec l’abbé Launay le 19 août 1944

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Marche dimanche 11 septembre 2016

Chers ami(e)s amoureux de PAIX,

Voici ci-dessous l’invitation du Miroir des Âmes. On ne peut que partager
cette grande sensibilité et la culture de notre président en venant tous à
Tournai-sur-Dive

Marche du matin : départ à 9 H 15 devant la mairie
Après-midi : départ vers 13 H 30 après le pique-nique

Mêmes parcours que l’an dernier soit deux fois 11 km pour celles et ceux
qui feront les deux parties.

* * *

  • Parce que je suis Habitant du Monde et que ma mission est de convaincre
    mes contemporains que l’Entente entre les Peuples est le patrimoine le plus
    précieux de notre Humanité,
  • Parce que j’ai des oreilles pour écouter les témoignages de ceux qui ont
    connu le feu, les larmes puis la victoire de la Vie,
  • Parce que je peux parler pour les relayer
  • Parce que j’ai des mains pour les tendre vers l’inconnu que je
    rencontrerai
  • Parce que j’ai des pieds non pas pour fouler mais pour étreindre les âmes
    qui sont tombées sur ce champ
  • Parce que j’ai en tête les paroles de l’abbé Launay et du Dr Baumann
    attestant que le bruit des mots est plus efficace que celui des armes
  • Parce que j’ai des yeux pour admirer la beauté des chemins de la vallée de
    la Dives
  • Parce que je suis Habitant du Monde et que ma mission est de magnifier
    cette école de la Paix en plein air

*JE MARCHERAI DIMANCHE 11 SEPTEMBRE *
*Christophe Dupire, président du Miroir des Âmes*

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Compte rendu de la marche du 14 septembre 2014

Succès de la dernière marche avec  la venue du maire d’Ebern avec ses 3 conseillers municipaux. Vous pouvez lire le compte-rendu de la presse allemande

Revue de presse en pdf

Revue de presse allemande en ligne

carte invitation

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Journée « Paix et réconciliation »

Journée «paix et réconciliation»,

 marche des agents du Centre de Détention organisée par Isabelle le…

 Le CD (Centre de Détention) d’Argentan a organisé pour la première fois une rencontre entre agents, formateurs, moniteur de sport, surveillants, directrice, élèves surveillants et stagiaires venu(e)s de la Direction Interrégionale : Bretagne, Basse-Normandie, Pays de Loire. Dans ce cadre, une journée pédestre fut consacrée au parcours Tournai-sur-Dives – mont Ormel traditionnellement dédié à la paix et aux réconciliations dans ce qui fut le plus grand champ de bataille ouest-européen en août 1944 ; 10000 à 12000 tués en trois jours ! La fin de la guerre en Normandie.

 Le but principal de cette marche visait à suivre un lieu d’échange et de partage, accompagné d’un guide, durant une traversée historique. La poche de Chambois (certains disent de Falaise) rassembla plus de 50 Nations belligérantes, plus de 35 dans la seule armée allemande, en août 1944.

 Le guide, auteur de livres sur le sujet, «Le Miroir des Âmes» et «La Cuesta de l’Espoir», évoqua le rencontre d’hommes, de femmes, de militaires, de civils capables d’exprimer leur humanisme au milieu de l’hécatombe guerrière. De nombreux témoins vivent encore, sans avoir oublié.

 Marcheuses et marcheurs prirent un réel plaisir à se passionner pour l’Histoire locale tout en échangeant plus prosaïquement leur quotidien habituel, entre eux, entre elles. Des mini groupes évoluèrent au cours des kilomètres en rapprochant élèves, titulaires, hiérarchie. En oubliant d’éventuels différends inhérents au travail en commun. L’heure du pique-nique accentua encore les rapprochements.

 L’espace défini et ses symboles s’avérèrent bien choisis pour aujourd’hui et pour l’avenir.

 Un bel exemple de paix et de réconciliations.

En 2012, la cinquième marche annuelle ouverte au public a eu lieu le dimanche 25 septembre. Les Allemands d’Ebern étaient présents et ont honoré avec tous le Major Baumann, complice de l’abbé Launay pour arrêter le massacre le 21 août 1944.

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L’encerclement de Falaise

L’organisation française « le miroir des âmes » recherche des soldats allemands et autres témoins de l’ époque de la deuxième guerre mondiale, qui auraient connu le Major et médecin Dr. Wilhelm Baumann et qui pourraient donner des renseignements sur lui.

 Michel Lefèvre de Argentan/Normandie, et Président honoraire de l’organisation « Le miroir des âmes », a découvert lors de ses recherches sur les batailles entre les Alliés et les Allemands en 44 dans la Normandie, le rôle du Major.Major BAUMANN

C’est lui qui, avec le curé du village de Tournai sur Dive, avait eu le courage d’intervenir auprès du commandement allié pour éviter de nouveaux combats, sauvant ainsi la vie de milliers de soldats et de civils.

L’armée allemande était à cette date encerclée par les Alliés dans la poche de Falaise (l’encerclement de Chambois).

Dr. Baumann était affecté à la compagnie motorisée 184, 84. Il fût fait prisonnier en août par les Anglais, détenu d’abord à St.Lambert/Normandie et plus tard transféré dans les camps de Fleury sur Orne, puis à Cherbourg. Il a été libéré en 1947.

Il est mort en novembre 1997 à l’âge de 82 ans à Ebern/Allemagne.

Monsieur Lefèvre voudrait dans un livre honorer le rôle du Major en tant que contributeur de la Paix. Son organisation entretient la mémoire de ces batailles dans un but de réconciliation et de paix. Les soldats allemands morts sont explicitement intégrés dans ce recueil.

Contact par S. Hefter Edern

 

Kessel von Falaise

Die franzôsische Friedensorganisation Le miroir des âmes (Spiegel der Seelen) sucht nach ehemaligen deutschen Soldaten oder anderen Zeitzeugen, die wàhrend des 2. WK den aus Hammelburg stammen-den Major und Stabsarzt Dr. Wilhelm Baumann kenengelernt haben und ùber ihn berichten kônnen. Michel Lefèvre aus Argentan/Normandie, Ehrenpràsident j der Organisation, ist bei Recherchen ùber die Kàmpfe :ïj zwischen den Alliierten und der Wehrmacht in der Normandie im Aug 44 auf den Major gestoBen, der unterj groBem persônlichen Mut zusammen mit dem Pfarrerj des Dorfes Tournai-sur-Dive l beimKdr der Alliierten vorsprach, um die schweren Kàmpfe zu beenden. Damit rettete er vermutlich Tausenden von Soldaten und Zivilisten das Leben. Die j deutsche Armée war damais im Kessel von Falaise (auch Kessel von Chambois) von alliierten Truppen eingeschlossen. Dr. Baumann gehôrte zur mot SanKp 184, 84. InfDiv. Er ging am 21.

Aug 44 in britische Kriegsgefangenschaft, zunàchst bei St. Lambert/Normandie, spàter war er in den Lagern in Fleury-sur-Orne und in Cherbourg. 1947 wurde er entlassen. Dr. Baumann verstarb im Nov 97 im frànkischen Ebern im Alter von 82 Jahren. M. Lefèvre môchte die Rolle des Majors aïs Friedensstifter in einem Buch wùrdigen. Seine Organisation hait die Erinnerung an die Kàmpfe in versôhnlicher Absicht wach. Die gefallenen deutschen Soldaten sind in das Gedenken ausdrùcklich mit einbezogen. Kontakt ùber S. Hefter, EderstraBe 5 in 36179 Bebra.

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Le sauveur pendant la guerre et pendant la paix

Traduction du bulletin de la ville d’Ebern après la visite d’octobre. Traduction de Anne-Laure Chaluleau, membre du Miroir des Âmes.

Souvenirs – L’amitié franco-allemande plane au-dessus des tombes. Le Président Michel Lefevre (ML) rend hommage à l’action de l’Ebernois Wilhelm Baumann (WB) menée près de sa ville de Normandie.

Ebern – Ils comprenaient tout juste un mot, mais restaient suspendus littéralement à ses lèvres. Dans une rare harmonie, le maire Robert Hermann et son prédécesseur Rolf Feulner étaient assis côte à côte et suivaient interloqués la description que leur faisait dans un français impeccable leur vis-à-vis assis à la table du Conseil  dans la salle de réunion historique.

Il était question d’une bataille en Normandie en août 1944, de très nombreuses victimes, et d’un habitant d’Ebern qui a mis fin au massacre. ML venu d’Argentan dans l’Orne parle de deux héros : l’abbé catholique Launay qui a acquis sa notoriété en France, et un Major allemand de la Wehrmacht, dont le nom était encore inconnu il y a quelques années. C’est seulement lorsqu’un échange de lettres entre le prêtre français et l’officier allemand fut découvert, que le soldat devint lui-même une figure – WB qui s’est installé au début des années 1950 comme médecin à Ebern.

Préserver de la destruction – ML en est convaincu, les deux ont mené à bien une action humanitaire sur le plus grand champ de bataille d’Europe de l’Ouest, ils ont en même temps épargné à sa ville d’Argentan d’autres destructions, et cela parce qu’ils ont réussi à obtenir la capitulation avec le soutien des troupes alliées.

ML a examiné les évènements d’alors dans les moindres détails. Il est  Président d’une association qui entretient la mémoire de ce qui s’est passé en Normandie après le débarquement des Alliés.    Sur la tombe de WB, il a dit : « Ce qu’il a fait, il l’a fait sans arme, car ce n’est que sans arme que l’on obtient la Paix ». A ces mots, il a jeté sur la dernière demeure de la terre ensemencée d’herbe  de Normandie et son frère Jean a déposé une coupe de fleurs. La terre provient du « Mémorial pour la Paix » d’Argentan. « J’espère que désormais WB jouira lui-aussi d’une place reconnue dans l’Histoire et que son travail en faveur de la Paix sera reconnu » a chuchoté ML empli d’émotion.

Comme le révèlent plusieurs signes du temps, Baumann n’a jamais parlé de son vécu de la guerre. « Nous ne savions rien de son action héroïque, il a vécu parmi nous très simplement et très discrètement » se souvient le maire Robert Hermann sur Baumann décédé en 1997. Comme le raconte ML traduit par Kurt Sieber, environ 200 000 soldats issus de 42 Nations ont participé à la bataille connue dans les livres d’Histoire sous le nom de « la Poche de Falaise ». Rien qu’à Argentan, détruite à 80 %, il y eut 50 000 combattants, dont 10 000 moururent.

Le véhicule de la Croix Rouge – A cause de toute cette souffrance, l’abbé Launay et WB – qui doit avoir parlé un français excellent – prirent l’initiative tout d’abord de hisser un drapeau blanc en signe de reddition, lequel fut de nouveau enlevé. Comme le lendemain devait avoir lieu une importante attaque des Alliés, le Major Baumann convainquit la direction des SS d’utiliser une voiture de patrouille de la Croix Rouge. Il roula avec accompagné de l’abbé Launay à travers les lignes ennemies afin de proclamer la capitulation.

Photo – ML répand de la terre provenant du « Mémorial pour la Paix » d’Argentan sur la tombe de la famille, en arrière plan son frère Jean tient une coupe de fleurs.

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Docteur Baumann, Ebern le 4 octobre 2011

Chères amies, chers amis de la Paix

Nous sommes revenus hier de la mission Miroir des Âmes visant à mettre en valeur le rôle du docteur Baumann auprès de l’abbé Launay le 21 août 1944 pour arrêter les combats meurtriers dans la poche de Chambois (de Falaise sur certains documents), à Tournay-sur-Dives.
La municipalité d’Ebern dont vous verrez ci-joint le maire en compagnie d’amis du docteur Baumann, restera inoubliable pour moi et ceux qui  m’accompagnaient. Leur émotion non plus lorsqu’ils entendirent de notre part le récit du 21 août 1944, qu’ils ignoraient. Ils venaient de faire les
éloges professionnelles et généreuses envers le docteur Baumann.

Je n’ai jamais autant ressenti le pourquoi de la phrase répétée par l’abbé Launay : « Je n’ai rien fait, je ne suis pas un héros ». Oui cher abbé, vous
fûtes un héros mais c’est effectivement le Major Baumann qui prit tous les risques face à la hiérarchie SS à laquelle il n’appartenait pas mais devant laquelle il se trouvait contraint d’obéir. Le médecin remplit alors son rôle en occultant les impératifs nationaux.
Je prépare un long compte rendu de cette journée à Ebern où nous eûmes les honneurs et l’intérêt soutenu des gens rencontrés, y compris de la presse.
Et quelle émotion mêlée de surprise, partout !

LA REALITE

Personne n’a su à Ebern jusqu’à ce 4 octobre 2011, l’action fondamentale, humaniste et pacificatrice, du Major le 21 août 1944.  En
Normandie, son nom est arrivé tard dans les ré éditions successives du livre de l’Abbé. Comme si le Major lui avait demandé de taire son nom. Le Major
était athée mais avait sûrement laissé un message : taire son nom le temps nécessaire. Pour comprendre, il suffit de relire attentivement le récit de la reddition écrit extemporanément par l’Abbé et la lettre du Major écrite à l’Abbé quatre années plus tard.

Après avoir fleuri la tombe du Major ( photos jointes), de la part du Comité du Miroir des Âmes et du président de notre Conseil Régional M. Beauvais,
banderoles aux couleurs allemandes et françaises, le traducteur exprima la conclusion face au livre d’Or de la ville : Nous ne savions pas que nous
avions chez nous à Ebern, en Franconie, un héros européen de la paix en 1944. Nous en tiendons compte. Nous participerons à la marche de la paix le
23 septembre 2012 entre Tournai-sur-Dives et le mont Ormel.

Le silence absolu du docteur Baumann sur son oeuvre humanitaire du 21 août 1944, j’en comprends les raisons. Ses amis proches, sa famille, ne savaient
même pas qu’il parlait couramment le français, ni même qu’il était officier ! Ayant obtenu par son action l’unique reddition salvatrice de centaines de
civils à Tournay et dans les villages voisins , civils mêlés à SES blessés militaires et aux 42 Nations, au moins, présentes sur ces lieux cruels, il
lui devenait difficile, sans prendre de risques personnels, de tirer gloire de son acte héroîque devant tous les Allemands de l’époque. Ce n’est plus le
cas à Ebern en 2011, village splendide où l’Amitié européenne et surtout franco-allemande s’affiche en clair par des réalisations concrètes.

MERCI ami(e)s d’Ebern en Bavière du Nord. Nous vous attendons le 23 septembre 2012 mais espérons des contacts à votre convenance. Si vous réalisez chez vous un souvenir du docteur Baumann, nous irons. Notre travail pour la paix continue.

Michel Lefèvre, président d’honneur du Miroir des Âmes

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Témoignage de l’abbé de Costart

Voici ce que le Comité du Miroir des Âmes a reçu de l’abbé de Costart :

son exposé du 5 juin 2011 à Tournai-sur-Dive.

Témoignage de l’abbé de Costart sur les évènements vécus à Aubry « les Rochers » en août 1944, témoignage lu par l’auteur lors de la cérémonie organisée en hommage aux victimes civiles :

A l’invitation de notre conseiller général, j’ai accepté de donner mon témoignage en ce jour de Mémoire célébré à Tournai à l’initiative de l’association « Normandie-Mémoire » que je salue ainsi que tous ceux qui m’ont si aimablement conviés à cette cérémonie.
Il est important de « Faire Mémoire », de se rappeler des moments qui ont fait notre histoire afin de les transmettre de générations en générations.
C’est une joie de voir aujourd’hui un bon nombre de jeunes participer activement à cette manifestation. Ceci peut apporter un bon éclairage pour notre vie sociale et personnelle.

En rédigeant ce mémoire, j’ai pensé très fort à toutes ces familles qui actuellement vivent dans la peur pour un fils, une fille, un frère, une soeur, un parent, un ami, un fiancé ou d’autres très proches… qui vivent loin d’elles une situation dramatique. Dans ces moments nous ressentons tous un immense besoin d’être physiquement proches.

Ce sentiment m’a dynamisé pour partir à pieds du Neubourg (Eure), faisant la route inverse des réfugiés mais dans la direction des troupes de l’armée Allemande, fin juillet 1944, pour rejoindre la famille à Aubry.  Là, je trouvai le château converti en hôpital de campagne par l’armée Allemande et ma famille, qui venait d’accueillir pas mal de réfugiés d’Argentan et de Caen, réfugiée elle-même dans une ancienne ferme, « les Rochers ».

Malgré tout, malgré le bruit des canons qui se rapprochait et la peur, nous étions contents d’être réunis avec 3 ou 4 autres familles qui nous avaient rejoints.
Le 19 août un commandant Allemand installe son P. C. dans une pièce des Rochers. Il charge son aide de camp de pourvoir le poste en eau : mes frères furent réquisitionnés. Il fallait aller chercher l’eau, sous la mitraille, au ruisseau situé à plus de 500 mètres. Vous pouvez imaginer la peur ! Revenant de la traite des vaches, vite interrompue parce qu’apeurées, je fus moi-même réquisitionné sous la menace d’un fusil.  La peur grandissait, nous sentions les tirs plus nourris.
Le besoin d’être ensemble s’impose à nous. Nous nous réfugions dans l’écurie. Les obus que nous entendions siffler n’étaient pas pour nous. Ma soeur Thérèse, 21 ans, venait de refermer la porte. L’obus la fracassa pour exploser à l’intérieur en nous couvrant d’éclats et d’une épaisse fumée. Je cherche à sortir. Il me semble entendre Thérèse me dire : « attention! ». Mon père arrive à dégager l’entrée ; il sort accompagné de notre mère et de ma soeur Hélène, 9 ans. J’en profite pour rentrer : ma soeur Thérèse très abîmée est morte. Au fond, sous l’auge, Hubert, 17 ans, a le ventre ouvert.

Il me dit : « Ce n’était pas le bon endroit que tu croyais ». Sur les sommiers, Gérard, 16 ans, est inanimé. A coté, André, 14 ans, sous un matelas que je soulève pousse des hurlements tels que je le repose sur sa tête. Il a du mourir de peur. Dans l’étable attenante un jeune de l’âge de mes frères est atteint à la tête. Moi-même blessé, couvert de mitraille dont certains éclats auraient pu être mortels sans la présence du chien contre moi. Il dut être abattu plus tard. Pourtant mon père pu me faire appel pour transporter Hubert sous l’appentis derrière la maison où il put se préparer à la mort entouré de ses parents.
C’est Hubert lui-même qui nous disait : « En ces moments de peurs n’oublions pas le Seigneur Bon et Miséricordieux », en disant l’acte de contrition. C’est encore Thérèse qui disait quelques instants avant d’être tuée : « J’ai pensé à ma mort imminente. Je voudrais mettre ma robe blanche ». Symbole de ses fiançailles, de son proche mariage avec Michel Achard de la Vente. Ce ne fut qu’un mois après, lors de l’exhumation des corps du jardin des Rochers où notre père avait déposé ses enfants, qu’à l’invitation de notre mère il revêtit sa fille de sa robe blanche.

Aujourd’hui, à 85 ans, je me dois de faire « Mémoire » afin d’ajouter Vie à ces plaques, ces monuments, ces pierres inertes : ils sont habités de ces femmes, de ces hommes, de ces familles dont le sacrifice nous a valu une libération si attendue en Normandie. A Tournai, le monument « MIROIR DES ÂMES » peut répondre aux interrogations du passant. Il réfléchit la lumière
de l’espoir à travers les âges, malgré les épreuves.

Abbé G de Costart

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Lettre manuscrite écrite en français par le major Baumann le 5/12/47 à l’ abbé Launay

Texte intégral

Monsieur le curé,

Je suis vraiment très heureux que vous ayez eu la bonté de me faire parvenir des nouvelles et de m’écrire une lettre tellement gentille !
Depuis que je vous ai envoyé ma lettre, j’ai quitté le camp de Fleury et je fus muté pour quelques jours à Cherbourg où je fus rapatrié le 1-11-47 – et c’est peut-être en grande partie à vous, monsieur le curé, que je le devais !
Il y a eu quatre ans que je n’ai pu voir ma famille, dont 3 ans j’étais en captivité. Revenu chez moi, j’ai trouvé ma patrie détruite, mais la joie et le désir rempli m’ont fait moins voir la situation désespérée et tout le malheur.
Il faudra travailler longtemps pour arriver à reconstruire tout ce que la guerre a détruit. Le devoir qui nous est impliqué par l’occupation par des nations si différentes ne sera pas facile à remplir. Mais espérons que l’assemblage de beaucoup de peuples servira, qu’ils s’entendent entre eux et que les évènements si malheureux comme c’est la guerre qui fit nous trouver ne se répètent plus jamais ! Naturellement ce sont des situations périlleuses qui font trouver les hommes, les uns et les autres, comme nous nous sommes trouvés, dans le temps !
Pourquoi est-ce qu’on ne nous donne pas en temps de paix les moyens de se faire connaître que si difficilement ! Y intervenir la facilité, cela ne serait-il pas plus avantageux pour l’humanité ? J’espère bien que la guerre nous fait toujours nous en souvenir !
Agréer l’expression de ma considération respectueuse, monsieur le curé, et mes salutations sincères !

Baumann à Hammelberg près Frankfurt.

Chacun admirera le français du major. Nous recherchons toujours cette
famille avec l’espoir quelle nous trouve des documents et les lettres de l’
abbé. Toujours pour servir la paix.

Aidez-nous. Merci.

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Travaux en cours

Travaux toujours en cours :

  • Aidez-nous à les terminer si vous avez les informations.
    Recherche des prisonniers de la 2ème DB française qui aidèrent l’abbé
    Launay et le Canadien qui lui fit confiance (nous le recherchons aussi) pour
    rassembler et désarmer les hommes sous l’uniforme allemand qui se rendaient.
    Aidez-nous.
  • Recherche des traces du major Baumann qui alla avec l’abbé Launay
    au-devant des Américains à Fel. Le 21 août 1944 pour obtenir la fin des
    bombardements. Nous avons retrouvé la famille Baumann en Allemagne. Voir le
    rapport plus loin. Aidez-nous.

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