UNE ECOLE POUR ENSEIGNER LA PAIX


UNE ECOLE POUR ENSEIGNER LA PAIX

La dimension paraît démesurée. Construire une école pour enseigner la paix ! Mission impossible ?

Nous répondons : «yes, we can».

Ce serait donc prétention démesurée de vouloir se comparer à des œuvres apparemment impossibles au moment de leur conception.

La Croix Rouge, la vaccination contre la rage, les jeux olympiques, les restos du cœur…, d’ autres entreprises étaient classées impossibles dès leur conception. Pourtant ces entreprises réussirent après des années d’efforts, voire des décennies. Malgré des oppositions parfois sévères pour des raisons pas toujours avouables de détracteurs peu inspirés par la paix et l’humanisme. Une idée ne naît jamais d’un machine mais de la pensée humaine. Elle doit croître progressivement dans le temps sans que le «créateur» en exige le bénéfice de son vivant. Ambition vaine stoppée par une échéance inéluctable : LA MORT. Laissons aux pharaons le soin d’avoir cru à leur éternité.

Les spécialistes en philosophie parlent tous les jours de Paix. Un vocabulaire souvent séduisant les rendent célèbres. Que font-ils concrètement ?

Les guerres continuent parce que les racines qui les font naître ne sont ni extraites ni coupées. Rien n’arrêtera la violence aussi longtemps que les brimés n’auront pas atteints la dignité qui leur semble inaccessible par rapport aux humains, leurs frères nantis. Tant que ces nantis éviteront le partage élémentaire Avant qu’éclatent les révoltes sanglantes pour l’obtenir. Par la guerre. Le premier pas vers cette dignité : l’enseignement.

Enseigner la paix, c’est d’abord enseigner aux autres en partageant son savoir avec eux. Pas en enrichissant de savoir les diplômés qui débordent de savoir au point de ne plus sentir leur incapacité à le transmettre. Enseigner la paix c’est avant tout enseigner un minimum qui permettra aux brimés de gagner leur autonomie, leur indépendance, là où ils sont nés, en pouvant échanger dignement avec les nantis. Un analphabète se défend par la violence. Un analphabète ne peut assurer son autonomie qu’en ayant recours aux autres. La ten,tation de l’esclavage est grande chez le nanti. Dans leur intérêt les peuples aisés doivent enseigner les attardés avant de les soigner ou de leur accorder l’aumône. Une façon de procéder utilement consiste à leur envoyer des «polytechniciens» du savoir-faire. Une telle école n’existe pas. Nous nous engageons à notre modeste niveau à combler cette carence d’hommes et de femmes capables de vulgariser le «restez chez vous parce que vos espaces le permettent». Une telle école n’existe pas. Pourquoi ne pas la prévoir sur un lieu historique ?